À première vue, le théoricien belge du pair-à-pair a tout de l’intellectuel barbant et abscons. Au microscope, son parcours de pensée se révèle tout sauf ordinaire et irrigue en profondeur les bâtisseurs de la société postcapitaliste, celle qui doit « sauver le monde » de sa perte annoncée. Portrait
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\nEnfant, Michel Bauwens vit en Belgique, dans des conditions insalubres qui lui abîment la santé. Des séjours répétés en sanatorium le séparent très tôt de ses parents. À 17 ans, il milite chez les trotskistes, un peu plus tard, il fréquente des communautés gauchistes, spirituelles, puis néo-reichiennes (Wilhelm Reich était un élève de Freud), puis traverse une première crise existentielle qui l’entraîne dans une quête mystique. Il devient tour à tour templier, rosicrucien (membre de l’ordre ésotérique de la Rose-Croix), franc-maçon, avant de suivre les enseignements d’un gourou indien. Il finit par rentrer dans le rang et fait carrière dans les nouvelles technologies. À 42 ans, deuxième crise, plus profonde. Michel Bauwens se confronte à l’état du monde : « Est-ce que je veux faire partie du problème ou de la solution ? »
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\nArticle : Chrystèle Bazin. Illustration : Aline Zalko
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